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Le protocole d'accord du projet Nice, comme prévu de longue date, a bien été diffusé le 6 novembre. Pour les Toulousains c'est aussi le jour de la mort
annoncée d'une équipe d'informaticiens qui s'est montée en plus de 20 ans au service d'un outil indispensable à notre activité quotidienne. Ce qui a été construit en
plusieurs décennies, se trouve anéanti de manière expéditive. On nous demande de faire nous même le constat que nulle part dans le dossier il n'est fait mention au site de
Toulouse pour la MOE, il est où le courage managérial prôné par nos dirigeants ?
Ce qui est vrai à Toulouse, Albi et dans la quarantaine de sites rayés de la carte ne l'est pas pour une quinzaine sites traités de manière différente, rien dans nos valeurs
mutualistes ne permet de justifier une telle discrimination sur une base purement géographique.
Pourquoi mettre au rancart des expertises et des expériences pour lesquelles il faudra dès demain payer le prix fort en sous-traitance ? Alors même que des solutions de téle-travail
existent. Réduire les effectifs de la cible à un tel niveau que les conditions de travail pour les informaticiens restants ne peuvent être que fortement dégradées et que la mise
en situation d'échec pour l'informatique du groupe dans sa globalité est possible, pourquoi ? Mettre des salariés et leur famille dans une situation individuelle difficile et risquée et
parfois extrêmement délicate , pourquoi ?
L'unique élément de réponse se trouve dans le bilan financier prévisionnel du projet qui fait miroiter quelques centaines de millions d'euros
d'économie imaginée principalement par la suppression de plus de 1300 postes de travail.
Tous les salariés de la CR sont concernés, la mise en oeuvre à grande échelle des regroupements de moyens est le proche avenir imaginé pour les
sièges de CR.
Cautionner un tel projet aujourd'hui qui donne si peu d'importance aux femmes et aux hommes c'est faciliter la voie à de futurs projets encore plus injustes.
En l'état nous refusons de cautionner un tel projet qui laisse plus d'un millier de salariés sur le coté, nous sommes déterminés à faire évoluer les termes du protocole d'accord sur le volet social d'ici le 8 décembre , nous demandons pour tous les salariés un traitement identique quel que soit son lieu de vie.