Le blog de FO Crédit Agricole Toulouse
29 octobre - CFDT, CFTC, CGT, CGT-FO,
SNIACAM, SNECA, SUD, UNSA
La direction du projet ne semblant pas vouloir respecter son obligation d’examiner sérieusement, et dès à présent, les conséquences sociales de son projet, nous avons émis une alerte sur les
risques sociaux du projet NICE. (voir lettre ouverte )
Nous ne demandons que l’essentiel :
- Des garanties sociales en terme de résultat et sur la durée :
-Pas de départ contraint, pas de reclassement en dehors de la CCNCA, engagements qualitatifs
et quantitatifs de chaque CR sur les postes de reclassement d’ici la fin du volet social,
- Pas de mobilité géographique contrainte, pas de temps de trajets travail – domicile
excessif,
- L’étalement dans le temps du projet au-delà de 2014,
- La négociation du processus d’information/consultation.
Afin d’éviter les risques psychosociaux pour les salariés nous demandons à la direction de :
- Réviser à la hausse le plan cible des Études au-delà des 140 000 j/h pour tenir compte des effectifs et des sites existants,
- D’augmenter le niveau d’effectif global et de Maintenir la pluralité des métiers de chaque site,
- S’engager sur un plafond maximum de 5% de toute la sous-traitance et donner les moyens de le contrôler,
- S’engager sur la ré internalisation de tâches et la non externalisation de tâches effectuées actuellement par un GIE,
- Engagement des directions de CR à reprendre tout le personnel à reclasser ,sans condition ,et sur de vrais métier.
Pourtant, la FNCA ne veut pas s’engager pour l’instant par écrit sur ces aspects fondamentaux du projet.
Sur le plan technique, la direction s’est vantée de vouloir aller plus vite pour faire davantage de bascules que les Banques populaires et les Caisses d’épargne. Pourquoi ne reprendrait-elle pas les mêmes garanties sociales ? Lorsqu’elles ont fusionné, ces banques ont proposé des emplois d’informaticiens à tout le personnel concerné pour les 5 ans qui suivaient la fin du projet.
Nous demandons l’ouverture des négociations sur les engagements sociaux avant le début du processus d’information/consultation. Les risques psychosociaux doivent être assumés par nos directions.
N’attendons pas, comme à France Télécom, de voir les dégâts pour négocier.
La FNCA, sous la pression, propose que la commission nationale de négociation du 4 novembre soit consacrée pour partie au projet NICE.
De ce fait, nous reportons l’appel à la mobilisation du 3 novembre et définirons en fin de semaine les nouvelles modalités d’action, à moins de réelles avancées lors de la négociation.
Exigeons de vraies garanties Ensemble, agissons avant qu’il ne soit trop tard !
Lettre ouverte à la Fédération Nationale du Crédit Agricole, à la direction du projet Nice, aux directions des actuels GIE et aux Directions Générales des Caisses Régionales de Crédit
Agricole.
Mesdames, Messieurs,
Il est du devoir des organisations syndicales de faire remonter leurs inquiétudes sur les décisions que vous envisagez de prendre concernant le projet Nice, tant sur le plan de leur faisabilité,
que sur le plan des conséquences sociales et de leur impact sur les conditions de travail. Nous avons très tôt manifesté notre volonté d’être partie prenante à cette étude de faisabilité.
En effet, notre rôle ne peut pas se limiter à "gérer" après coup les seules conditions d’accompagnement des changements pour les salariés. Il est également de notre responsabilité de vous faire
remonter les risques pour les femmes et les hommes qui travaillent quotidiennement dans le groupe, car ce sont eux qui le font, c’est de leur travail que dépendra la réussite de ce projet
ambitieux.
C’est la raison pour laquelle les organisations syndicales tiennent à vous alerter d’ores et déjà sur leur ressenti et sur ce qu’elles entendent dans les différentes entités du groupe :
- Nous ne sommes pas opposés par principe à la construction d’un Système d’Information commun, avec création d’une Maîtrise d’ouvrage et d’une Maîtrise d’œuvre uniques.
- Vous annonciez la construction d’un outil moderne, fiable et évolutif donc un chantier que nous imaginions sur 10 ans. Votre projet s’oriente vers une cible trop rapidement atteinte vous
permettant prioritairement d’économiser des emplois d’informaticiens.
- La perspective d’un plan de charge cible à 140 000 J/H en 2014 nous parait irréaliste par rapport à ceux des grands groupes bancaires français mutualistes comparables, et met en danger, dès
l’origine, la possibilité de réussir ce projet.
- L’objectif d’un Système d’Information unique ambitieux doit se traduire par un investissement sans réduction des effectifs hors effets d’âge.
- Enfin, les organisations syndicales signataires de ce courrier tiennent impérativement à ce que des solutions pérennes de reclassements en interne soient trouvées pour tous les salariés dont le
poste est supprimé, avec de réelles perspectives d'évolutions professionnelles, et sans pression de la part des directions.
L’actualité récente nous a montré les risques psychosociaux et les drames humains que peuvent provoquer, chez les salariés, des mesures sociales trop dures. Le Crédit Agricole mutualiste doit se
montrer exemplaire sur ces sujets.
En conclusion, devant ce constat de grands dangers qui engagent votre responsabilité, nous demandons l’arrêt du projet tel qu’il se dessine aujourd’hui pour vous permettre d’engager des actions
sur les points ci-dessus.
Un tel projet ne peut se construire de façon sérieuse dans un délai aussi court, sans un accompagnement important des salariés concernés, et donc avec des moyens en jours hommes et en effectifs
suffisants afin d’aboutir à un projet socialement responsable.
Aussi, préalablement à toute consultation des IRP, nous vous demandons instamment l'ouverture de négociations sur le volet social afin de ''sécuriser'' au mieux les salariés dans leurs choix et
permettre aux Instances Représentatives du Personnel d'être en capacité de se prononcer sur ce projet notamment en disposant d'éléments concrets sur les mesures d'accompagnement des salariés.
D’autre part, nous vous rappelons que ce projet doit comporter un volet spécifique à chaque entité afin que les Comités d’Entreprise puissent valablement donner leur avis. Nous attendons de la
part de nos directions une véritable écoute de leurs salariés.
Cette lettre ouverte se veut être une alerte concernant les décisions que vous comptez prendre, afin que ce grand projet d’entreprise soit mené de façon sereine, condition essentielle de sa
réussite.
Les Organisations Syndicales suscitées
PS : Nous sommes toujours dans l’attente de l’identification du personnel concerné par ce projet. Nous vous rappelons nos préconisations concernant :
- l’internalisation d’activités stratégiques pour le Crédit Agricole,
- la polyvalence des sites permettant une meilleure affectation du personnel,
- un fonds de péréquation pour les coûts sociaux et l’accompagnement du projet,
- et d’autres éléments relevant de la négociation.